
Autour de Prémanon
Les 9 patrimoines à découvrir

L'Espace des Mondes Polaires Paul-Émile Victor - Histoire et PatrimoineL'Espace des Mondes Polaires Paul-Émile Victor
Les icebergs, les ours polaires, les manchots, les Inuits, les expéditions : l’Arctique et l’Antarctique évoquent à chacun d’entre nous des images, des légendes, des mots … Bien qu’éloignés géographiquement, les pôles font partie de notre culture. Unique en Europe, l’Espace des Mondes Polaires – Paul-Émile Victor propose à tous une immersion complète dans cet univers fascinant : la patinoire devient alors une évocation de la banquise tandis que le musée convie les visiteurs à une exploration complète des mondes polaires. Au moment où les pôles sont à la fois devenus des milieux fragilisés, des territoires très convoités et des observatoires privilégiés de l’état de santé de notre planète, ce nouvel équipement ouvert en début d’année 2017 se positionne comme le centre culturel et ludique de référence avec pour mission de sensibiliser les publics tout en leur offrant un moment de détente.
En savoir plus : http://www.espacedesmondespolaires.org/

Le Faucon pèlerin - Fabrice Croset FauneLe Faucon pèlerin
La falaise du Mont Fier est une zone de protection du faucon pèlerin, qui y niche. Ce faucon est le plus rapide des rapaces en piqué. Ses ailes effilées en forme de faux et sa couleur sombre sur le dessus, lui ont donné le nom de faucon pèlerin.
A l’horizontale, il atteint la vitesse de 185km/h lorsqu’il poursuite une proie. Mais s’il plonge d’une grande hauteur pour effectuer une capture en piqué, il peut atteindre la vitesse vertigineuse de 350 km/h. Ce qui est encore plus étonnant, c’est sa capacité à intercepter, à de telles vitesses, une proie qui elle-même est également en mouvement. Des études scientifiques très poussées ont permis de constater que les faucons étaient passés maître dans l’art de calculer les trajectoires. Cette maîtrise de la vitesse et de la trajectoire lui permet d’assommer ses proies en vol (étourneaux, pigeons, …)
Longtemps menacé en Europe, le faucon pèlerin commence à se réinstaller dans les habitats qu’il affectionne, tels les falaises abruptes, mais aussi dans des habitats plus urbains, gratte-ciels, cathédrales, … Au début du siècle, le Faucon pèlerin nichait dans toutes les régions qui offraient des sites rocheux favorables, les falaises étant ses sites de nidifications préférés. Le département du Jura à lui seul abritait environ 60 couples dans les années 40. Mais par la suite, les populations ont fortement régressé pour chuter à 3 couples en 1968. Grâce aux efforts de protection (sensibilisation, Arrêté de Protection de Biotope…) on assiste à une nette remontée des effectifs du Faucon pèlerin et l’on compte aujourd’hui environ 50 couples sur le territoire du Parc du Haut-Jura.
Histoire et PatrimoineL’apparition de la lunetterie
Pierre-Hyacinthe Cazeaux était négociant et forgeron spécialisé dans la fabrication de clous à épingles. Il a été le premier à lancer, au cœur du Jura français, la production industrielle de lunettes à fines montures (appelées aussi bésicles).
En 1778, à l’âge de 34 ans, il fonde sa propre clouterie sur la commune de Prémanon. Il possède alors un atelier aux Arcets et décide d’y travailler le fil de fer, en particulier pour réparer des lunettes endommagées. La date de 1796 est souvent mentionnée comme celle de sa première paire de lunettes, mais sans source précise.
La création de son entreprise s’effectue dans un secteur du Jura où le travail du métal de précision, pour l’industrie horlogère, est déjà très répandu. L’abondance de fil de fer, l’habileté croissante de la main d’œuvre et la présence de sites permettant d’utiliser l’énergie de l’eau, facilitèrent la transition vers la lunetterie.
Au début du XIXème siècle, il emploie 13 ouvriers pour produire annuellement 3600 paires de lunettes.
Jusqu’en 1825, aucun autre lunettier ne figure sur les archives moréziennes. Viennent ensuite les établissements de Pierre-Hyacinthe Lamy, filleul et apprenti de Pierre-Hyacinthe Cazeaux.
De 1826 à 1848, la production des ateliers moréziens passe de 3000 lunettes à 720 000, puis atteint 11 millions de pièces en 1882.
En 2016, la production annuelle est toujours de 8 millions de lunettes, avec plus de 1200 salariés dans le canton de Morez.
Mont Fiers - Gilles Prost - PNRHJ Point de vuePoint de vue sur le Mont Fier
Le Mont Fier semble défier les règles de la morphologie du relief jurassien. Par définition, un mont est formé par un anticlinal (pli convexe vers le haut) et un val par un synclinal (pli convexe vers le bas). L’observation des strates calcaires qui composent la falaise du Mont Fier montre les caractéristiques d’un synclinal peu prononcé. Ce promontoire rocheux isolé entre deux dépressions est l’exemple unique de synclinal perché jurassien.
Belvédère des Maquisards - Nina Verjus - PNRHJ Point de vueBelvédère des Maquisards - La bataille du Turu
Comme son nom le laisse supposer, ce lieu est dédié à un épisode marquant de la fin de la seconde Guerre Mondiale. Outre l’approche historique du panneau d’interprétation présent sur le site, ce belvédère offre un large point de vue sur la cluse de Morez.
Fin août 1944, sur l’actuelle Route Nationale 5, en face du belvédère des Maquisards, un convoi de soldats allemands aguerris par cinq années de conflit monte en renfort défendre le Fort des Rousses, assiégé par des maquisards. Arrivé un peu avant le Turu, le convoi se fait violemment mitrailler à l’arme automatique depuis deux points : la Berthole, une terrasse en hauteur située à 400m à vol d’oiseau, tenue par les maquisards de la section CAMBRONNE, et la Roche, qui sera appelée plus tard le belvédère des Maquisards, à 800m, par la section ROBERT. Les deux groupes font partie des camps CYRUS. Leur action vise à empêcher le convoi de prendre à revers leurs amis qui en ce moment même prennent d’assaut le Fort des Rousses. Les allemands ripostent, des camions explosent et la fusillade dure toute la journée. Vers 17h un jeune maquisard, Hugues Bassano, surnommé Zato, reçoit un éclat de balle et meurt peu de temps après. Une stèle honore sa mémoire.
Pont de Perroud - Janin Jaouen - PNRHJ Histoire et PatrimoineLe Pont Perroud
Le vieux pont Perroud, la cascade et les ruines de l’ancien moulin sont les témoins de l’importance que revêtait le besoin en énergie dans le Haut-Jura par le passé pour moudre, scier, battre le fer...
Histoire et PatrimoineLa force motrice des rivières
Les nombreuses ruines que vous croisez témoignent de l’intense activité qui régnait ici par le passé. En amont du Pont Perroud vous pouvez voir l’ancien barrage, et en aval la Chaille qui s’engouffre dans les gorges. Les ruines des barrages et moulins sont les témoins de la volonté des hommes de réguler la rivière et d’en exploiter l’énergie.
Dès le Moyen-Âge, les paysans du Haut-Jura se tournèrent vers le travail du fer, principalement la clouterie, en tant qu’activité complémentaire. Ce n’est pourtant qu’au XVIème siècle que cette activité commença à utiliser la force hydro-motrice des rivières pour développer la production. La plus ancienne concession de « décours d’eau » archivée par l’abbaye de Saint-Claude – qui louait les terres aux paysans – remonte à 1597, et mentionne un moulin situé sur le Bief de la Chaille.
Cependant, le débit parfois très variant des cours d’eau du Haut-Jura, souvent insuffisant pour actionner de grosses machines, ne permit pas par la suite l’essor d’une véritable industrie métallurgique comme dans le reste de la Franche-Comté. Sans compter que la raréfaction du bois due à sa surexploitation, qui semble difficile à imaginer quand on voit les forêts jurassiennes aujourd’hui, rendait le chauffage des forges plus difficile.
Histoire et PatrimoineL’énergie hydraulique
Dans le Haut-Jura, la métallurgie existe depuis très longtemps, mais c’est avec l’utilisation de la force motrice des rivières que cette activité a pris une autre tournure au XVIe siècle. L’utilisation de cette énergie illimitée permit de passer de la petite production artisanale et familiale à l’industrialisation moderne. Mais capter l’énergie d’une rivière nécessitait quelques aménagements. Si la force du courant variait trop, il était nécessaire de la réguler en construisant un barrage. Ensuite, un canal devait être aménagé pour amener l’eau jusqu’à la roue à aube. Celle-ci était reliée par de nombreux mécanismes au marteau, à la scie ou aux autres machines. Ce travail demande l’expertise et la connaissance de nombreux corps de métiers, un savoir-faire révélateur de la grande qualification des hommes de l’époque qui devaient se débrouiller avec peu d’outils et nulle technologie.
Le Lynx boréal - Claude Le Pennec FauneLe Lynx boréal
Le lynx est un félin, comme les panthères et les chats. Il peut peser jusqu’à 35 kg et mesure la même taille qu’un chien moyen. Il est présent dans la majeure partie du continent est-eurasien et peut vivre dans tout type de milieu, mais ce sont dans les forêts avec des sous-bois denses et couverts comme celles du Jura qu’il se sent le mieux.
Le lynx, à l’instar du guépard, est très rapide sur de courtes distances mais se fatigue vite. Pour cette raison, il approche ses proies en silence et passe à l’attaque le plus près possible. Il peut faire des bonds de cinq mètres et lorsqu’il attrape sa proie, il l’étouffe avec ses puissantes mâchoires. Ses proies favorites sont des petits ongulés, comme le chevreuil mais il doit parfois se contenter d’oiseaux et rongeurs.
Cet animal est très dur à observer car il ne se déplace quasiment que la nuit. La journée, il se perche dans un arbre ou se terre dans les buissons afin de se reposer et de voir sans être vu.
Le lynx boréal est revenu naturellement dans le Jura (suite à des opérations de réintroduction effectuées en Suisse). En 2015, la population française était estimée entre 125 et 150 animaux, la tendance étant à l’augmentation à la fois en nombre de lynx mais aussi en nombre de territoires occupés. Le Jura représente le noyau principal de population avec une centaine d’individus.
Description
- Depuis PRÉMANON CENTRE (à proximité de l’abribus au centre du village), suivez la direction de Prémanon Patinoire (balisage blanc/rouge). Passez devant l'Espace des Mondes Polaires et empruntez une petite route goudronnée balisée jaune/rouge qui passe devant un ancien grenier-fort puis traverse l’ancienne vallée des Rennes en direction de la Violette.
- A la Violette, le parcours quitte la route et emprunte la "montée du gaz" (tranchée du gazoduc). Arrivé au sommet, vous découvrez la Combe Sambine. A la Croix de la Teppe, prenez le chemin balisé en jaune qui part à droite dans la forêt.
- Au carrefour des Vieux Bois, tournez à droite pour suivre le GR9 balisé blanc/rouge et qui conduit vers le MONT FIER.
- Depuis la Combe du Mont Fier, le panorama offert depuis le belvédère du MONT FIER mérite l’aller-retour. Suivez pour cela le balisage jaune.
Du haut de ses 1282m, le Mont Fier vous permet d’admirer la vallée de l’Orbe avec le lac des Rousses et la Dent de Vaulion, mais aussi le Noirmont et la Dôle.
Revenez sur vos pas pour retourner à la Combe du Mont Fier et poursuivez le parcours en direction de Sous les Pellas (balisage blanc/rouge). - A Sous les Pellas, quittez la route pour un sentier, balisé en jaune, qui descend en direction du Chemin des Crottes puis vers les Arcets. Le chemin débouche sur une route, suivez-la à droite. Elle mène jusqu’à la rivière puis remonte la côte jusqu’à Chez Jeankessis où vous devrez suivre Sur le Belvédère.
- Passez le carrefour Sur le Belvédère, le sentier descend jusqu’à la route. Longez-la sur la droite puis traversez-la avec vigilance. Avancez jusqu’au BELVÉDÈRE DES MAQUISARDS et admirez le point de vue sur la vallée du Bief de la Chaille vers Morez. Traversez de nouveau la route pour revenir sur vos pas jusqu’à Sur le Belvédère puis suivez la direction du PONT PERROUD en passant par Sur le Bief.
- Le parcours descend jusqu’au PONT PERROUD. Traversez la rivière qui s’appelle le Bief de la Chaille. La remontée dans les sous-bois est un peu raide mais particulièrement agréable.
- Au Bonzon, suivez la direction de Sous le Saut puis de la Passerelle, balisée en blanc/rouge.
- A la Passerelle, il vous est possible de faire un aller-retour rapide à la Cascade du Bief de la Chaille. Pour cela suivez les indications sur les panneaux indiquant la Cascade. Revenez ensuite sur vos pas et traversez de nouveau la rivière par la passerelle en bois en direction de Prémanon.
- Le sentier remonte, il emprunte un chemin forestier puis débouche sur la route goudronnée à Prémanon d'Amont. Suivez le balisage blanc/rouge qui vous ramènera jusqu’au centre de PRÉMANON en passant par l'Abbé Barthelet. Sur la route, retournez-vous pour apprécier la vue sur le Fort des Rousses, situé sur le versant opposé.
- Départ : Prémanon - Centre village
- Arrivée : Prémanon - Centre village
- Communes traversées : Premanon, Longchaumois et Les Rousses
Météo
Profil altimétrique
Zones de sensibilité environnementale
Grand tétras - hiver
En hiver, son activité est réduite au minimum. Il passe la quasi-totalité de la journée perché dans un arbre et consomme uniquement des aiguilles de sapin. Une nourriture très peu énergétique. Cette période est critique pour sa survie. Un oiseau subissant un dérangement régulier va puiser dans ses maigres réserves et finir par en subir les conséquences. Sa sensibilité à la prédation aura augmenté, ou bien il dépérira simplement à cause du manque d’énergie. Une autre période critique prend place du printemps au début de l’été avec la couvaison. Si la poule est surprise plusieurs fois, elle va abandonner le nid et laisser ses poussins seuls, sans protection. La survie des jeunes étant déjà très faible naturellement, ce phénomène accentue, d’autant plus, ce risque de mortalité chez les jeunes oiseaux.
Les pratiques qui peuvent avoir une interaction avec le Grand tétras en période de nidification sont principalement les pratiques sportives terrestres comme la randonnée, le ski, le VTT.
- Domaines d'activités concernés :
- Manifestation sportive, Terrestre
- Périodes de sensibilité :
- janv.févr.marsavr.maijuindéc.
- Contact :
Lieux de renseignement
Office de Tourisme Station Les Rousses Haut-Jura
495 rue Pasteur Maison du Tourisme, 39220 Les Rousses
Accès routiers et parkings
Stationnement :
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À proximité3
Valeurs Parc
Espace des Mondes Polaires
Coup de coeur du Parc :
Un site porteur de sens au regard de la sensibilisation du public aux enjeux climatiques ;
Une richesse de contenus, une scénographie du musée, des décors, une conception et une intégration paysagère des bâtiments qui offrent aux visiteurs une immersion forte et une expérience réussie dans l’univers des mondes polaires.Sites aménagés
Fort des Rousses
Depuis le village des Rousses, on ne soupçonne pas la présence d'une construction de cette ampleur. Autour des remparts comme depuis le centre de la place d'arme, la prestence du Fort des Rousses éveille la curiosité et l'admiration.
Reconverti depuis sa démilitarisation, le fort est aujourd'hui ouvert au public et offre différentes activités de loisirs qui permettent sa découverte.


